Intervention «choc» au parc Maximilien: l’aide aux migrants «sanctuarisée» par le Bourgmestre Close

© Hatim Kaghat - Belga

Le bourgmestre de Bruxelles a réaffirmé sa volonté de maintenir sa collaboration avec les associations et garanti que l’aide aux migrants, qu’elle soit apportée par des associations ou par des citoyens, serait désormais sanctuarisée. Crédits: BELGA

«Dimanche dernier vers 20h30, alors que des citoyens et des migrants se réunissaient pour organiser le logement de ces derniers, une intervention policière est venue provoquer une panique générale et un grand désordre dans le parc Maximilien», indique la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés.

«Devant les nombreux citoyens présents sur place, des migrants ont été arrêtés et emmenés. Cette intervention a choqué les citoyens et bénévoles présents étant donné que les associations présentes avaient eu de la Ville de Bruxelles l’assurance que les zones d’aides humanitaires apportées aux migrants se verraient sanctuarisées», selon la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés.

«Lundi soir, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close, a rencontré Pierre Verbeeren de Médecins du Monde, Sotieta Ngo du Ciré, Alexis Deswaef de la Ligue des Droits de l’Homme et Mehdi Kassou de Plateforme Citoyenne qui sont responsables des associations mobilisées autour de l’aide humanitaire apportée au Parc Maximilien», affirme la Plateforme.

«Le Cabinet a exprimé sa totale compréhension face à l’émoi collectif qu’ont provoqué les événements. Le bourgmestre a réaffirmé sa volonté de maintenir sa collaboration avec les associations et garanti que l’aide aux migrants, qu’elle soit apportée par des associations ou par des citoyens, serait désormais sanctuarisée et qu’il n’était plus question d’y faire intervenir les forces de l’ordre», ajoute-t-elle.

Le cabinet du bourgmestre a pour sa part indiqué que la réunion avec les associations s’était déroulée «dans une ambiance de dialogue serein où chacun sait ce qu’il doit faire et où il doit agir».

Publié sur l’Avenir, le 18 octobre 2017